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5 facteurs de protection contre la maladie d’Alzheimer.

Pour connaitre les 17 autres, vous pouvez lire l’article ci-dessous.

Bonne lecture

 

Nous abordons aujourd’hui un sujet extrêmement  délicat : la maladie d’Alzheimer.

Pourquoi délicat ? L’être humain est ainsi fait, que des courants contradictoires le traversent. Nous voulons nous protéger mais aussi prendre des risques pour évoluer. Le marketing connait bien cela, puisqu’il utilise nos élans vitaux dans un but commercial. Il nous vent des vacances de rêve ou bien des produits pour nous protéger de nos peurs (vieillesse, mort, épidémies, etc.). Mais qu’en est-il de la maladie d’Alzheimer ?

La plupart du temps cette maladie est présentée comme incurable et surtout « mystérieuse ». Voilà pourquoi, aborder ce sujet est délicat. Toutes les familles, où déjà un de ces membre a été victime de cette affection, le confirme : on a peur que ça nous arrive !

Nous avons pris le parti, dans cet article, de parler des bonnes pratiques à adopter si nous voulons échapper à cette maladie. Nous verrons que de nombreuses recherches apportent des réponses positives. Voyons, sans plus tarder, ce qu’elles nous disent.

 

  1. Nous fabriquons des neurones !

Une étude réalisée par des neurobiologistes de Stockholm et de l’institut Camille-Jordan de Lyon a établi que, chaque jour, environ 700 neurones voient le jour dans notre encéphale, plus particulièrement dans une région nommée hippocampe. Ces chercheurs sont arrivés à ce chiffre en tirant parti de l’intense campagne d’essais nucléaires atmosphériques des années 1960. Ils ont calculé par des mesures radioactives le nombre de neurones apparus chez des personnes nées entre 1950 et 1969 et décédées.

En effet, ces personnes ont ingéré, au cours de leur enfance, de fortes quantités de carbone 14 contenu dans leurs aliments. Le carbone 14 est un isotope radioactif produit dans certaines réactions nucléaires, et les campagnes d’essais nucléaires menées au début des années 1960 dans le monde ont fortement enrichi l’atmosphère en carbone 14, celui-ci passant ensuite dans les plantes et les animaux. Ce carbone 14 s’est inséré dans les tissus vivants, donc dans les neurones du cerveau. Comme la plupart des neurones durent toute la vie, ils conservent cette même quantité de carbone 14 toute la vie. On les retrouve facilement dans les cerveaux après la mort. Dans l’hippocampe, les neurones du cerveau ont donc été remplacés par de nouveaux neurones qui intégraient, à mesure que le temps passait, de plus faibles quantités de carbone 14, celles-ci déclinant dans l’atmosphère après les essais nucléaires. Les chercheurs suédois ont pu estimer ainsi qu’environ 700 neurones nouveaux sont créés chaque jour dans un cerveau adulte. Nous sommes donc capables de gagner 700 nouveaux neurones chaque jour, et ce renouvellement ne faiblirait pas avec l’âge (Joyeux, 2016). Mais attention ! Cette formation de nouveaux neurones n’est possible qu’à certaines conditions : bien se nourrir, oxygéner son cerveau, le faire travailler, avoir une activité physique etc. Ces différentes pratiques nous sont présentées ci-dessous.

  1. Apprenons !

N’arrêtez jamais d’apprendre. Les neurones et les connexions qui les relient entre eux ont besoin d’être entretenus : chaque fois que l’on apprend une nouvelle chose, on crée de nouvelles connexions neuronales. Et là encore, il n’est jamais trop tard, puisque l’hippocampe, impliqué dans la mémoire, produit de nouveaux neurones toute la vie. Bernard Sablonnière (2015) explique que « plus on aura appris et emmagasiné des connaissances et des expériences dans sa vie, plus on les utilisera lors de la vieillesse pour compenser un ralentissement des communications de neurones ou une faillite de notre mémoire». Une étude de l’Inserm portant sur 6000 personnes de plus de 65 ans suivies pendant 4 ans, conduite par Tasnime Akbaraly et Claudine Berr, au sein de l’unité U888 dirigée par Karen Ritchie, a montré que les personnes âgées pratiquant régulièrement des activités de loisirs « stimulantes intellectuellement » présentaient une réduction de 50% du risque de survenue de démence et de maladie d’Alzheimer. Ces travaux, publiés dans la revue Neurology,  incitent donc à promouvoir ces activités de loisirs, au sein de la population âgée pour retarder la survenue de démences et de maladie d’Alzheimer, comme les mots croisés, jeux de cartes, s’impliquer dans une association, pratiquer une activité artistique, etc.

Dans ce contexte, les chercheurs ont étudié les relations entre la pratique d’activités de loisirs chez les personnes âgées, la réserve cognitive et la survenue de démences. Le recueil de données comportait, entre autres, des questionnaires relatifs au mode de vie et aux loisirs et un bilan neuropsychologique permettant un repérage des cas de démences. A partir des activités de loisirs renseignées dans l’étude, quatre catégories d’activités ont pu être distinguées : les activités de loisirs stimulantes intellectuellement (s’adonner aux mots croisés, jouer aux cartes, s’impliquer dans la vie associative, se rendre au cinéma/théâtre, pratiquer une activité artistique); les activités de loisirs passives (télévision, musique, radio, tricot/couture); les activités de loisirs physiques (jardinage, bricolage, marche à pied); les activités de loisirs sociales (recevoir ou être reçu par des amis/de la famille). Les résultats des observations recueillies par les chercheurs mettent en évidence que les participants qui pratiquent au moins deux fois par semaine une activité de loisirs stimulante intellectuellement sont deux fois moins susceptibles de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer, comparés aux participants pratiquant ces activités moins d’une fois par semaine. Et ce indépendamment des autres catégories d’activités de loisirs mais aussi du niveau d’éducation, de la catégorie socioprofessionnelle, du sexe et des facteurs liés au mode de vie (tabac, alcool) ou à la santé. En revanche aucune réduction significative du risque de survenue de démence n’a été observée avec les autres catégories d’activités de loisirs (passives, physiques et sociales).

Cette association entre pratique régulière d’activités de loisirs intellectuelles et diminution du risque de démence suggère que la promotion de ce type de loisirs au sein de la population âgée pourrait constituer une intervention pertinente de santé publique.

  1. Résolvons le problème !

Olivier Soulier (2015) explique que ce fléau peut être compris comme une stratégie de survie et d’évolution. En partant du postulat que chaque maladie a un sens et que chaque conflit peut engendrer une maladie, la maladie d’Alzheimer pourrait être considérée comme le stade final de l’accumulation de conflits, de soucis ou de tracas non résolus. Un jour «il disjoncte et c’est le risque de la maladie d’Alzheimer». Mais rassurons nous, avant de «sauter», le cerveau doit subir une longue usure. Devant chaque difficulté essayons de trouver une solution qui permette à notre cerveau de se reposer. Le docteur Soulier, considère que les personnes ayant repoussé la solution ou accumulé des problèmes non résolus pendant 20 ou 30 ans, ou qui ont préféré prendre des tranquillisants seraient plus à risque.

Pour lui, lorsqu’une souffrance est trop forte, il nous faut souvent l’occulter pour pouvoir continuer à vivre et avancer. Parfois il vaut mieux totalement disjoncter pour continuer à vivre.

  1. N’exerçons pas de « contraintes neuronales » trop fortes !

C’est l’expression qui convient le mieux d’après Joyeux (2015) pour souligner combien notre fonctionnement psychique est entravé par des modes de pensée souvent à la mode, que l’on nomme en psychothérapie « croyances limitantes ». Elles fonctionnent comme des interdits, des sujets impossibles à aborder même avec soi-même par peur du jugement, du rejet, du ridicule etc.

  1. Méditons !

Il est maintenant démontré par des techniques d’imagerie médicale que la méditation harmonise l’activité cérébrale si elle est régulière (Joyeux 2015). D’après le Dr F. Rosenfeld, méditer, c’est se soigner. La méditation modifie le fonctionnement électrique du cerveau et augmente la synchronisation neuronale. Elle réduit le stress en activant le système parasympathique et en désactivant le système nerveux sympathique, stimule la plasticité neuronale (capacité qu’a le cerveau de se modifier en créant de nouveaux réseaux de neurones) et, modifie la structure même du cerveau en épaississant le cortex (ce qui a été mesuré par IRM). Méditer apporte un apaisement de l’esprit et une baisse du niveau de stress et d’anxiété. En diminuant la densité de zones liées à l’agressivité ou à la peur, elle augmenterait les aires cérébrales où siège l’empathie.

En effet, les émotions négatives comme la peur ou l’agressivité entraîneraient la production de certaines hormones liées au stress, notamment le cortisol, toxique pour les neurones.

  1. N’ayons pas peur !

La peur conduit au suicide 3 à 4 fois plus chez les personnes âgées (Galen Chin-Lun Hung et al 2015) « Prediction suicide in older adults- a community based cohort study in Taipei City », journal of affactive Disord, Taiwan, 2015; 172: 165-170). Cette étude réalisée sur plus de 100 000 personnes âgées de 65 ans ou plus montre que certains facteurs augmentent de façon statistiquement significative le taux de suicide : l’appartenance au sexe masculin; le faible niveau des revenus; un état dépressif; l’anxiété; l’insomnie; l’isolement social, la présence de maladies physiques; le fait de ne pas vivre en couple. Ne négligeons donc pas la peur de contracter cette maladie.

  1. Ayons une activité physique !

Pratiquer une activité physique modérée réduit considérablement le risque d’Alzheimer en protégeant d’abord l’hippocampe, première région attaquée par la maladie, centre vital de la mémoire et de l’orientation spatiale (équipe du Dr Carson Smith Health-université du Marynland, 2014). Briser le cercle vicieux de la sédentarité permettrait en effet d’éviter le rétrécissement de l’hippocampe, région du cerveau responsable de la mémoire et de l’orientation spatiale qui est attaquée en premier dans la maladie d’Alzheimer. Pour parvenir à cette conclusion, le Dr J.Carson Smith, chercheur en kinésiologie et ses collègues, ont suivi quatre groupes d’adultes âgés de 65-89 ans, qui avaient des capacités cognitives normales, sur une période de 18 mois. Ils ont mesuré le volume de leur hippocampe (à l’aide d’une IRM ) au début et à la fin de cette période. Les groupes ont été classés à la fois pour le risque faible ou élevé de développer la maladie Alzheimer, et en fonction de leur niveau d’activité physique faible ou élevé. Résultat, dans les quatre groupes étudiés, seul celui comportant des personnes à haut risque génétique pour la maladie d’Alzheimer, et qui n’avaient pas d’activité physique, ont connu une baisse en volume de leur hippocampe (3 %) au cours de la période de 18 mois. A contrario, tous les autres groupes, y compris celui intégrant des volontaires à haut risque génétique pour la maladie d’Alzheimer (mais qui étaient physiquement actifs), ont réussi à maintenir le volume de leur hippocampe intact. Cette étude a des implications énormes sur la façon dont nous pourrons à présent intervenir, avant le développement des symptômes de démence, chez les personnes âgées qui ont un risque génétique accru. » Le Pr Kirk Erickson, psychologue à l’Université de Pittsburgh, co-auteur des travaux, rappelle qu’à l’heure actuelle, « il n’y a pas d’autres traitements indiqués pour préserver le volume de l’hippocampe chez ces patients. Ce n’est pas la première fois que l’activité physique modérée prouve ses bienfaits sur des sujets âgés. Ce dernier avait déjà démontré récemment qu’un peu d’exercice de marche régulier chez les patients atteints d’un déclin cognitif léger améliorait leur fonction cognitive en boostant l’efficacité de la zone du cerveau associée à la mémoire.

  1. Oxygénons-nous !

L’oxygénation c’est d’abord respirer. L’air est notre premier aliment, 20% de cet air alimente directement notre cerveau. Le cerveau a besoin de beaucoup d’oxygène pour fonctionner correctement : bien qu’il ne représente que 2% du poids du corps, il consomme au minimum 20% de l’oxygène que nous respirons. Les cellules nerveuses consomment beaucoup d’oxygène, environ 20 fois plus que le muscle au repos. L’effort musculaire s’accompagne d’une élévation de la consommation d’oxygène, qui peut atteindre, elle aussi, 20 fois sa valeur au repos.

  1. Chantons, dansons, faisons de la musique !

Si la musique adoucie les moeurs elle est assurément un stimulant cognitif (Eustache et al, 2010). La musique est une des activités les plus efficaces pour entretenir sa mémoire. En effet, la pratique musicale fait appel aux 2 hémisphères du cerveau, et des études scientifiques ont découvert que les musiciens avaient une hypertrophie d’une région du cerveau essentielle dans la mémoire : l’hippocampe. Les enfants qui pratiquent un instrument de musique améliorent leurs compétences scolaires. Et si vous n’avez pas appris à jouer d’un instrument étant plus jeune, il n’est pas trop tard, au contraire ! L’apprentissage de la pratique musicale par les seniors diminue leur déclin cognitif. La musique crée des émotions, elle module notre humeur, développe nos compétences, renforce les liens sociaux et peut provoquer un plaisir physique. Le pouvoir de la danse mérite aussi qu’on s’y intéresse de plus près. La tango-thérapie par exemple convainc de plus en plus de thérapeutes s’occupant de patients parkinsoniens. Les bienfaits de cette danse, sa capacité à ralentir les symptômes, sont maintenant reconnus et quantifiés par des études. Les combinaisons des pas à articuler de cette danse argentine sollicitent l’équilibre corporel. La mémorisation est évidemment nécessaire. Le bénéfice est plus modeste sur la fatigue et la cognition mais il n’en est pas moins réel.

  1. Buvons de l’eau !

D’une manière générale les personnes âgées ne boivent pas assez d’eau d’où des selles dures. Il faut penser à la « motricité digestive » pour évacuer correctement les déchets sélectionné par le colon. La constipation favorise la pullulation et la putréfaction intestinale. 30% des parkinsonien se plaignent de constipation et de dysfonctionnement de l’anus (Joyeux, 2015). La constipation est définie par l’émission rare de selles (au moins 3 jours sans selles). Elle est causée par une alimentation pauvre en fibres, la sédentarité ou le stress. Bien s’hydrater évite la constipation. Le manque d’hydratation est un facteur important de constipation. C’est pourquoi boire de l’eau permet d’augmenter le volume des selles et les ramollir ce qui stimule le transit intestinal. Répartissez vos apports en eau dans la journée : un ou deux verres par repas, auxquels vous ajouterez une ou deux tisanes dans la journée. Privilégiez des eaux riches en magnésium : Contrex, Hépar, etc.

  1. Le goût, l’odorat !

La perte de l’odorat est un des premiers signes de l’apparition de la maladie d’Alzheimer et peut être repérée dès 50 ans, au stade pré clinique par dégénérescence de neurones situés au niveau du bulbe olfactif. Ce symptôme s’appelle l’anosmie. Notre système olfactif se régénère tous les 3 mois et est également une des deux structures cérébrales à être continuellement approvisionné en neurones adulte tout au long de la vie « neurogènes adultes ». Il existe bien des façons de faire travailler son odorat selon ses goûts : cuisine, huiles essentielles, thym etc. Il n’est jamais trop tard pour éviter ou ralentir une perte progressive du goût et de l’odorat. L’art de la cuisine en est une forme alléchante. Et ce n’est pas le moindre des bienfaits de l’aromathérapie, aujourd’hui largement démocratisée. Le Pr Joyeux a travaillé à la mise au point d’une méthode spécifique, la « Thyme Olfactive et Gustative Stimulation » (TOS), qui stimule agréablement et en douceur aussi bien l’odorat que le goût.

  1. Dormons !

Le dérèglement de l’activité veille sommeil serait en cause dans les maladies neurodégénératives (Fortillan, 2015). La durée et la qualité du sommeil jouent un rôle essentiel dans la protection des neurones : il est en effet démontré que le manque régulier de sommeil peut entraîner une perte de cellules nerveuses, ce qui favoriserait l’apparition de maladies comme Alzheimer ou Parkinson. Le Dr Christian Benedict, responsable d’une étude sur le cerveau menée en Suède, l’affirme : « un manque de sommeil peut favoriser les processus de neuro-dégénérescence », alors qu’ « une nuit à bien dormir pourrait être d’une importance critique pour le maintien de la santé du cerveau ». Comment peut-on expliquer ce lien entre sommeil et protection du cerveau ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cerveau ne se repose pas pendant que nous dormons, bien au contraire. Comme l’explique Pierre-Marie Lledo, neurobiologiste à l’Institut Pasteur : « Pendant qu’on dort, on croit que notre cerveau se repose, alors que c’est le moment où il est le plus actif. C’est le moment où il utilise le plus d’énergie, où les neurones peuvent recevoir des signaux qui les invitent à survivre. » Pendant que nous dormons, le cerveau est « nettoyé », les toxines sont éliminées. Lors de sa présentation à l’académie nationale de pharmacie, Jean-Bernard Fourtillan, démontre que la glande pinéale joue un rôle de transduction qui convertit le rythme imposé par les noyaux suprachiasmatiques en message hormonal endocrinien, via la sécrétion de trois hormones qui constituent le système veille-sommeil. Ces hormones sont sécrétées simultanément entre 22 h 00 et 6 h 00, tout au long de l’année, et correspondent à trois étapes d’acétylation de la Sérotonine. Le système veille-sommeil assure la régulation des vies psychique et végétative de l’organisme pendant les 24 heures. Des corrélations structure-activité des trois hormones ont permis de préciser leurs modes d’action et de synthétiser 569 succédanés de la VLT. Ils produisent un sommeil physiologique, réparateur, avec prédominance du sommeil lent profond, et du sommeil paradoxal. Les dysfonctionnements du système veille-sommeil permettent d’expliquer les mécanismes de diverses affections neurologiques. Un déficit quantitatif de ces hormones est responsable de troubles du sommeil, de dépression et d’affections neurodégénératives des types Parkinson et Alzheimer ; tandis qu’un excès de sécrétion est à l’origine d’état psychotiques.

  1. Relaxons-nous !

La relaxation à elle seule donne des résultats étonnants face à l’insomnie, et peut, de façon plus surprenante, agir sur la santé physique et l’état musculaire. Des chercheurs de la Cleveland Clinic (Ohio) ont découvert qu’une certaine forme de relaxation, avec exercices de visualisation, équivalait à faire de l’exercice physique en améliorant la force musculaire : il suffit par exemple, d’imaginer que l’on soulève un poids (ce que les volontaires de l’étude ont fait en relaxation quinze minutes par jour pendant trois mois). On mesure ici la force de la pensée et l’importance d’apprendre très tôt à faire la chasse aux pensées négatives.

Nous vous présentons la Technique de relaxation de Shultz: Installez-vous confortablement dans une pièce exempte de bruits. Fermez les yeux et répétez mentalement : « je suis calme, tout-à-fait calme « . Demeurez aussi immobile que possible, mais sans vous contraindre. Concentrez-vous sur votre corps pour en détendre tous les muscles. Imaginez que tout votre corps est devenu lourd, très lourd. Répétez mentalement plusieurs fois :  » mon bras droit est lourd, de plus en plus lourd ». Répétez mentalement cette phrase en y associant tour à tour chacune des parties de votre corps (bras, jambes, cuisses, muscles du ventre, fesses et dos). Prenez soin d’alterner les deux côtés du corps. A mesure que vous vous détendez, respirez de plus en plus lentement et plus profondément. Sentez votre cœur battre plus lentement. Après plusieurs séances, quand vous sentirez que vous êtes capable de sentir la lourdeur dans vos membres, ajoutez l’élément chaleur : « mon bras est lourd et chaud « , sauf pour la tête que vous imaginerez plutôt décongestionnée et rafraîchie.

  1. Soignons l’apnée du sommeil !

L’apnée du sommeil provoque une réduction de la masse cérébrale et une augmentation de la synthèse des béta-amyloïde et de phosphoprotéines tau, ce qui lèse les capacités mnésiques et cognitives. Le syndrome d’apnée du sommeil a été associé au risque d’Alzheimer « Sleep apnea linked to Alzheimer » American Thoracic Society, mai, 2013.

  1. Arrêtons progressivement les benzodiazépines!

Selon le professeur Joyeux : une prise quotidienne, pendant 3 à 6 mois, augmente le risque d’Alzheimer de 30 % et, pendant plus de 6 mois de 60 à 80 %. Voir les modalités d’arrêt progressif selon HAS. Quelques benzodiazépines : xanax, lexomil, librax, rivotril, tranxène, valium, rohypnol, témesta etc. Autre grande famille de médicaments dangereux pour le cerveau : les anti-cholinergiques qui comprend des anti-histaminiques, des antidépresseurs, des somnifères, anxiolytiques etc. Les anti-cholinergiques peuvent eux aussi, à doses élevées et sur le long terme, accroître le risque de démence. Selon une vaste étude américaine publiée en 2015, le risque de démence, dont Alzheimer, est clairement établie en fonction des doses et sur dix ans. Au terme de cette étude menée sur près de 3 500 personnes, un peu plus de 23 % des participants ont développé une démence et 80 % l’Alzheimer. L’utilisation des anticholinergiques entraîne un risque accru de démence : 19 % sur des traitements de 91 à 365 jours, 23 % de 1 à 3 ans, 54 % sur plus de 3 ans.

  1. Soyons spirituel !

L’étude menée par l’équipe de Nathalie Bailly de l’université de Tours sur l’étude des liens entre les croyances religieuses et spirituelles, la santé et l’âge, porte sur 254 sujets qui ont répondu à un questionnaire regroupant différentes dimensions. On trouve des corrélations positives entre l’âge et les croyances religieuses et une association positive entre « la croyance religieuse collective» et la bonne santé objective.

  1. Mangeons mieux !

Bien que le syndrome entéro-psychologique (Campbell-McBride, 2014) ne fasse consensus chez les médecins, le professeur Joyeux déclare que l’exercice ajouté à une bonne alimentation, réduit les risques de plus de 50% de contracter la maladie d’Alzheimer. D’où l’intérêt de l’alimentation 4 M (Méditerranéenne, Manger Mieux et Meilleur) qu’il propose. Le régime méditerranéen réduirait les risques l’Alzheimer de 40% selon une étude portant sur 2258 personnes (New York, Annale of Neurologue, juin 2006, vol. 59 N°6). Voir également journal of Alzheimer Disease, juillet 2O10. En voici les bases : huile d’olive, vin, produits de la mer, fruits, légumes, agrumes, fromages de chèvres ou de brebis, oléagineux et bien sure soleil !

  1. Utilisons l’huile d’olive !

Cette huile devrait être utilisée au quotidien. Elle apporte la vitamine E et des polyphénols, tels que tyrosol et hydroxytyrosol, à laquelle on peut ajouter l’apport d’oméga 3 avec l’huile de colza, de lin ou de périlla. (large cohorte internationale de 2 300 personnes : G.A Jelinek et al., Int J Neurosci, 2013, 123(11) : 792-801). La vitamine E naturelle à fortes doses et les deux polyphénols précités, seraient capables de réduire certaines des lésions cérébrales inflammatoires et de restaurer la formation de myéline.

  1. Consommons des légumes !

La nourriture végétale diminue le risque de démences (Adventist health Study Giem et al , 1993 ainsi que Tonstad et al en 2009 et 2013 et Petersen et al en 2012). La première étude montre que la consommation de viande par rapport à une alimentation végétarienne augmente le risque de démence de 118% et si la viande est mal conservée les risques montent jusqu’à 199%).

  1. Buvons un peu de vin !

Le vin rouge en quantité modéré (pas plus de 2 verres) si possible bio pour éviter trop de sulfites, pendant les repas est un aliment à ne pas négliger pour avoir une bonne quantité de polyphénols.

  1. Buvons du café !

La caféine présente des propriétés intéressantes pour la mémoire et ferait diminuer le risque d’Alzheimer et de Parkinson. Chez la souris, le café améliore la mémoire et réduit les lésions cérébrales de l’Alzheimer (journal of Alzheimer’s disease juillet 2010). La caféine aurait un effet anti-inflammatoire qui diminuerait les plaques de protéines

  1. N’inondons pas notre cerveau de calcium animal !

La revue science d’avril 2008 montre que des séries prolongées de stimulations haute fréquence, qui induisent une augmentation du taux de calcium dans les synapses, provoquent l’immobilisation des récepteurs. Dans la maladie d’Alzheimer, le peptide amyloïde exercerait ses effets neurotoxiques en formant des canaux par lesquels le calcium pénètre massivement dans les neurones (Proc. Natl Acad Sci 5 février 2009) et ainsi les détériore. Autant ne pas inonder notre cerveau de calcium animal en grande quantité.

Conclusion

Il ne s’agit pas d’adopter de nouvelles habitudes alimentaires, comme boire du café pour ceux qui le détestent, mais bien d’être informé. Vous n’adopterez sans doute pas tous les facteurs de protection mentionnés, d’ailleurs ils ne sont pas exhaustifs je le répète, mais vous en suivrez certains. L’essentiel consiste à écouter son corps et peut être aussi son cœur. Le plaisir de vivre, comme celui de l’alimentation, est au centre du processus. L’amélioration de notre goût, semble une voie prometteuse. J’ai personnellement été surprise par l’amélioration de «ma performance gustative» en mangeant simplement lorsque j’avais faim et en réduisant ma consommation de viande. Enfin, n’oubliez pas le soleil et la mer !

Lucile Vignon

Bibliographie

Articles

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/6253-L-activite-physique-protegeles-

personnes-a-risque-d-Alzheimer

http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/6-regles-simples-pour-proteger-son-cerveau

https://constipation.ooreka.fr/astuce/voir/47949/petits-plus-pour-eviter-la-constipation

http://www.alternativesante.fr/maladies-neurodegeneratives/alzheimer-parkinson-leprofesseur-joyeux-nous-en-apprend-de-bellesFrancis Eustache, Bernard Lechevalier, et Hervé Pratel)

http://www.professeur-joyeux.com/aliments-plaisir-de-bonne-humeur/

http://www.alzheimer.ca/~/media/Files/national/Research/understanding_genetics_f.pdf

Recherches

http://www.exerciseforbrainhealth.com/

http://www.inserm.fr/index.php/espace-journalistes/stimuler-intellectuellement-son-cerveaupour-mieux-vieillir

http://www.cairn.info/revue-bulletin-de-psychologie-2011-2.htm

http://www.acadpharm.org/dos_public/SLIDES_CONF_2_DECEMBRE_JB_Fourtillan.pdf

http://www.acadpharm.org/include/html_acc.php?lang=fr&id_doc=2999&rub=313&zn=30

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8327020

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18403705

Références en lien avec la Haute Autorité de Santé

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_601509/fr/modalites-d-arret-des-benzodiazepines-etmedicaments-apparentes-chez-le-patient-age

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2015 06/fiche_memo_rapport_elaboration_arret_benzodiazepines__2015_06_17.pdf

Livres

Bailly.N., Roussiau. N., Fleury-Bahi. G, (2011), Étude des liens entre les croyances religieuses et spirituelles, la santé et l’âge, Bulletin de psychologie, Tome 64 (2), N°512, , p. 149-154.

Campbell-McBride.N, (2011), Le syndrome entéropsychologique, GAPS (Gut and Psychology Syndrome).

Sablonnière.B, (2015), Le Cerveau : Les clés de son développement et de sa longévité, Broché.

Eustache. F., Lechevalier.B., Pratel .H, (2010), Le cerveau musicien + neuropsycho de la perception musicale. Broché.

Galen Chin-Lun Hung et al, (2015), « Prediction suicide in older adults- a community based cohort study in Taipei City », journal of affactive Disord, Taiwan, 172: 165-170.

Joyeux. H., Vialard. D, (2015), Tout savoir pour éviter Alzheimer et Parkinson, Broché.

Soulier. O, (2015), Histoires de vie, Messages du corps, Broché.

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